lundi 12 mars 2007

Petite pensée sur le bonheur

L'équilibre dans le présent

Ah, la quête du bonheur ! Que de livres, d'articles, de produits et de
services qui tentent de nous apporter des solutions pour atteindre ce
bien-être tant convoité. Et non, mon blog n'échappe pas à cette quantité
de solutions ! Une de plus, mais au fond est-ce la bonne ? Est-ce la vôtre
?

De mal être en bien-être, de questions en réponses, nous nous interrogeons
sur la qualité du chemin de notre vie en le souhaitant le plus agréable
possible. Et si le problème à l'atteinte du bonheur n'était tout
simplement pas cette volonté de l'atteindre ? Au-delà du proverbe « quand
on veut, on peut », n'y a-t-il pas une contradiction à vouloir atteindre
quelque chose que nous avons mais que nous ne voyons pas et que nous croyons
toujours ailleurs ?

Je m'explique. Si le bonheur réside dans un état (être riche, puissant, en
santé, champion, reconnu comme supérieur aux autres, .) ou dans une
situation (vivre dans tel lieu, avoir une famille, avoir tel emploi, .) ou
encore dans l'acquisition d'un bien ou d'un service, ou que sais-je encore,
comment se fait-il que ceux qui ont atteint ce que nous voulons atteindre ne
sont pas plus heureux pour autant ?
Ma théorie est la suivante : l'être humain recherche toujours ce qu'il n'a
pas, et il motive cette recherche par une soi-disant quête du bonheur. De
ce fait, la quête du bonheur devient à la fois nécessaire (motivation à
vivre) mais aussi inutile (infinie).

Nécessaire, car l'être humain est un être pensant. En tant qu'être pensant,
l'être humain doit alimenter cette pensée en se projetant sans cesse dans le
passé et le futur, oubliant totalement le présent dépourvu de pensées mais ô
combien riche en sérénité (sauf cas de souffrances physiques dues à
l'absence de nourriture, au froid ou à la chaleur extrêmes, à de la
violence, etc.).

Inutile, car elle est infinie et nous mène nulle part sauf vers des
solutions toutes aussi bonnes les unes que les autres au début mais qui
deviennent, avec le temps, habituelles et sans intérêt.
Ainsi, j'en arrive à la conclusion que « Penser » et « Être » sont deux
notions diamétralement opposées. « Être » c'est le présent, alors que «
Penser » c'est le passé ou le futur.

Puisque l'être humain ne peut pas s'empêcher de penser, peut-il au moins
s'en rendre compte. Peut-il comprendre que lorsqu'il vît un mal être
purement psychologique, car aucune agression physique n'est présente, c'est
qu'il vît dans le futur ou le passé et que ce sont ces projections qui le
tourmentent. Le plus souvent, le mal être vient d'une manipulation de la
pensée qui nous projette ailleurs que là où nous sommes.

Comprendre que notre pensée est la source de notre mal être amène
automatiquement à considérer le présent comme seule source de mieux être.
Si la pensée est la source du développement de la société humaine, il faut
aussi constater qu'elle est la source de ses plus grands cauchemars. Si
l'être humain est capable de penser, il peut le faire autant en bien qu'en
mal, mais rarement de façon neutre. Or, seul le neutre est source de
sérénité. Au neutre, il ne se passe rien ou presque, il ne reste que la
contemplation de ce qui s'agite. C'est l'équilibre parfait sur le présent
de la vie.

Avez-vous remarqué, lorsqu'un danger réel menace votre vie, ou celle de vos
proches, bizarrement, vous ne pensez plus, vous agissez ? Dans ces moment
là vous êtes ! Et dans ces moments là vous ne vous posez pas la question de
savoir si vous êtes heureux ou non. Vous vivez et vous cherchez simplement
à poursuivre votre chemin de façon instinctive sans y penser.
Pour conclure, je dirai que si nous cherchons le bonheur c'est que nous
vivons dans un présent sans danger réel. Mais alors, n'est-ce pas çà le
bonheur ?

Merci Gaby pour cette pensée...

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